À l’Abadie, la Chandeleur se vit, se prie… et se déguste

Comme chaque année, la colline de l’Abadie s’est illuminée au rythme de la traditionnelle fête de la Chandeleur, célébrée le premier dimanche de février. Cette année, c’est donc le 1er février que fidèles et habitants se sont retrouvés devant la chapelle Sainte-Claire, perpétuant ce rendez-vous cher au cœur des Abadiens.

Après la bénédiction des cierges, symboles de lumière et de purification, la procession s’est mise en marche dans un recueillement partagé, rappelant la montée de Jésus, Marie et Joseph vers le temple. La messe, célébrée par le Père François Banvillet a résonné dans la petite église, ancrant cette célébration dans une tradition parmi les plus anciennes du calendrier chrétien.

Car la Chandeleur, fête de la lumière célébrée quarante jours après Noël, plonge ses racines bien au-delà du christianisme. Comme l’a rappelé le père Banvillet lors de son homélie, elle fut d’abord une fête païenne marquant la fin des jours sombres et l’espérance du retour de la lumière. À l’Abadie, cette dimension symbolique s’est enrichie au fil du temps d’un autre rituel tout aussi attendu : la dégustation des ganses.

Les ganses, cœur gourmand de la fête

À l’Abadie, la Chandeleur rime avec ganses, cette pâtisserie emblématique du début des festivités carnavalesques. Préparées avec soin par l’Académie des Traditions Abadiennes, elles ont une nouvelle fois régalé petits et grands.

« Bien sûr, on pense aux crêpes quand on parle de Chandeleur. Le comité des fêtes en propose aussi désormais, mais les ganses restent notre signature : c’est une pâtisserie chargée de sens, symbole du printemps qui revient et de l’abondance espérée », souligne Nanou de l’Académie des Traditions Abadiennes.

Lors des traditionnels discours, les élus ont tenu à saluer l’engagement collectif qui permet à cette fête de traverser les générations. « Cette célébration est rendue possible grâce à la passion et à l’implication de la population. Un grand merci à tous », a conclu Denis Saretta, président du SIVoM sortant.

Le saviez-vous ?
Ce succulent dessert niçois porte le nom de « ganse » parce que, après avoir pincé, tordu et étiré le ruban de pâte, on lui donne l’aspect d’une ganse, le lacet que les anciens Niçois portaient en guise de cravate.

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